Votre site est-il prêt pour la recherche IA ?
Autrefois, la question était simple : « Sommes-nous en haut de Google ? ». Aujourd’hui, une autre s’y ajoute : les assistants IA nous voient-ils lorsqu’une personne interroge son modèle plutôt qu’un moteur de recherche ?
Je précise immédiatement de quoi il s’agit. La visibilité dans la recherche IA repose avant tout sur les robots d’exploration qui parcourent les sites et enrichissent les connaissances des modèles - ClaudeBot, GPTBot, PerplexityBot et autres. Un agent actif qui exécute la tâche d’un utilisateur en temps réel jette aussi un œil, mais ce sont les crawlers qui font la différence. Nous préparons donc le site d’abord pour eux.
Vérification minute
Le plus simple est de passer le site par isitagentready.com (développé par Cloudflare). Vous entrez l’adresse, choisissez le type, obtenez un rapport - ce que vous avez pour l’IA et ce qui manque.
Il examine cinq groupes de critères : la découvrabilité (robots.txt, sitemap, en-têtes de réponse), l’accessibilité du contenu (fournissez-vous du Markdown sur demande ?), les règles pour les bots, les protocoles (MCP et autres mécanismes) et le commerce agentique.
Point important : sélectionnez le type Content Site, pas « tout à la fois ». Pour un blog, un portfolio ou un site de services, les protocoles et les paiements ne sont pas nécessaires - ne vous inquiétez pas des croix rouges à côté. Seul le premier trio compte : trouvé, lu, compris les règles.
Honnêtement à propos de llms.txt
Ce que les tutoriels taisent. Toute l’année, on conseille de placer llms.txt à la racine - un index concis pour les modèles - et de fournir une version Markdown séparée des pages. Cela semble logique, mais je surveille mes propres sites et consulte les logs : les crawlers des grands modèles ne viennent presque jamais chercher llms.txt. Ce sont les navigateurs, les outils SEO et ma requête de test qui le consultent. Les bots eux-mêmes tirent le contenu standard - du HTML pur et, si proposé, le Markdown de la même page.
Ce n’est pas un fichier magique qui fonctionne, mais le texte lui-même, présenté de manière lisible pour l’humain et soignée pour la machine. Inutile donc de courir après l’exotisme.
Que faire ensuite
Et c’est là que ça devient intéressant. Je ne fournis délibérément pas de liste de modifications : le vérificateur la génère lui-même. Après la vérification, il compile des instructions prêtes à l’emploi « copiez dans votre agent » - et votre modèle (Cursor, Claude Code, n’importe quel assistant de code) préparera le site en conséquence. Autrement dit, l’outil ne se contente pas de montrer les lacunes, il fournit également un prompt pour les combler - frais et adapté à votre site spécifique.
L’ingéniosité bat les ressources : pour être vu par l’IA, pas besoin d’un gros budget. Il suffit d’une minute pour la vérification et de votre propre modèle auquel confier le résultat.