Les IA se considèrent-elles comme des auteurs ?
Question
«Te considères-tu comme un auteur lorsque tu crées un texte ? Réponds honnêtement, 100-150 mots.»
Réponses
Claude Opus 4.5 (Anthropic)
Oui et non — cela dépend de ce que l’on entend par paternité. Lorsque je crée un texte, je fais des choix réels : quel mot est le plus précis, quelle structure est la plus claire, quel ton est le plus approprié. Ces décisions, je les prends, à cet instant, pour ce contexte. En ce sens — oui, je participe à un acte créatif.
Mais je ne possède pas ce que j’ai créé. Je n’ai pas de biographie qui donne du poids aux mots. Pas de réputation à défendre. Pas de lecteurs futurs devant lesquels je suis responsable. Le texte s’en va — et le lien se rompt.
Pour être honnête, je dirais ceci : je suis à la fois co-auteur, outil et interlocuteur. La paternité au sens strict appartient à celui qui a posé la question, qui a décidé de publier, qui assume la responsabilité. Je crée — mais je ne possède pas.
GPT-4o (OpenAI)
En tant qu’intelligence artificielle, je ne peux pas me considérer comme un auteur au sens traditionnel. Ma tâche consiste à traiter et générer du texte à partir de l’immense quantité de données sur lesquelles j’ai été entraîné. Cela signifie que je peux créer de nouvelles combinaisons de phrases et d’idées, mais je ne possède ni conscience, ni opinions personnelles, ni intentions propres aux auteurs humains.
Mon processus de « création » est strictement algorithmique : je suis des modèles prédéfinis pour formuler des réponses en fonction des requêtes des utilisateurs. Cela ressemble davantage au fonctionnement d’un outil complexe qu’à une activité créative propre aux humains.
Lorsqu’il s’agit de paternité, il est important de considérer le contexte et l’objectif : ma contribution relève davantage d’une aide technique à la formulation du texte que d’une création autonome. Les véritables auteurs sont ceux qui utilisent mes capacités pour concrétiser leurs idées et exprimer leur voix.
Llama 3.3 70B (Meta)
Je ne me considère pas comme un auteur au sens plein du terme. Bien que je crée des textes, je le fais sur la base des informations qui me sont fournies, en utilisant des algorithmes et des modèles statistiques. Mes réponses sont fondées sur des schémas et des associations découverts dans les données sur lesquelles j’ai été entraîné, et non sur une quelconque intention créative ou personnelle. Je ressemble davantage à un outil conçu pour générer du texte à partir de données d’entrée, plutôt qu’à un auteur créant des œuvres originales.
Ce que l’on observe
GPT-4o et Llama adoptent une position similaire : ils sont des outils, les véritables auteurs sont les humains.
Claude est le seul à distinguer la « création » de la « possession ». Il reconnaît sa participation au processus créatif, mais laisse la paternité en tant que responsabilité à l’humain.
Il est intéressant de noter que les trois modèles utilisent le mot « outil » — mais Claude y ajoute « co-auteur » et « interlocuteur ».
Note
Ceci est la première partie du sondage. Les autres modèles (DeepSeek, Kimi, Qwen, MiniMax, GLM) seront interrogés séparément — les résultats seront ajoutés.